Louis Robbe
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Contents
• Famille
• Mort
• Œuvres
• Annexes
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Biographie
Louis-Marie-Dominique-Romain Robbe naît le 17 novembre 1806 à Courtraicite-ref-l-art-moderne-1887-1-0[1]cite-ref-b-n-zit-2-0[2]. Son père Dominique Robbe, époux de Rosalie Ovyn, avoué près le tribunal de Courtrai, souhaite pour son fils une position sociale pareille à la siennecite-ref-caullet1912127-3-0[3]. Louis est le frère aîné du peintre Henri Robbe (1807-1899)cite-ref-b-n-zit-2-1[2].
Études et carrière
Les dispositions de Louis pour le dessin se révèlent au pensionnat des frères Dathis à Courtrai, où son premier professeur d'art est le calligraphe-musicien Jean van de Wielecite-ref-caullet1912127-128-4-0[4]. Il suit, de 1820 à 1824, les cours de l'Académie de sa ville natale ; mais, afin de s'assurer une position moins incertaine, il quitte subitement la peinturecite-ref-vapereau18581478-5-0[5]. Une partie de ses humanités, terminées en 1825, semble avoir été effectuée au Séminaire de Roulerscite-ref-caullet1912128-6-0[6].
Louis Robbe étudie le droitcite-ref-vapereau18581478-5-1[5]. II achève ses études à l'Université de Gand par la soutenance d'une thèse sur le divorce, le 10 juillet 1830. Il accomplit son stage dans l'étude du notaire Reynaert à Anseghem, puis est nommé juge de paix à Moorseelecite-ref-caullet1912128-6-1[6].
Guidé par Jan Baptiste de Jonghe, c'est en 1833 qu'enfin Louis Robbe commence à peindre à l'huilecite-ref-caullet1912128-6-2[6]. Il est élève d'Eugène Verboeckhovencite-ref-lemonnier1881135-7-0[7].
C'est dans sa ville natale qu'il déploie le meilleur de sa jeune activité : il y fonde en 1834 avec Spruyt la nouvelle Société des Beaux-Arts, y est membre de la direction de l'Académie, et en cette qualité, il rehausse les distributions des prix par des discours mémorables (notamment le 18 août 1835) ; il collabore aussi aux « Analectes des Flandres » paraissant d'abord dans les « Petites Affiches de Courtrai » et, à la demande du Gouvernement, il rédige un rapport sur les principales célébrités localescite-ref-caullet1912128-6-3[6].
Il reprend le cabinet de son père, mort le 8 février 1835, et s'inscrit au barreau de Courtraicite-ref-caullet1912128-6-4[6]. En 1840 il s'installe à Bruxelles comme avocat du Ministère des Financescite-ref-caullet1912129-8-0[8], et mène dès lors de front ses fonctions de magistrat et de peintrecite-ref-vapereau18581478-5-2[5].
En 1843, il se lie d'amitié avec le peintre espagnol Jenaro Pérez Villaamil ; la même année, il demande, par voie diplomatique, l'établissement de relations artistiques entre les écoles de peinture espagnole et belgecite-ref-dbe-rah-es-9-0[9].
Louis Robbe est un des plus ardents précurseurs de la peinture moderne en Belgiquecite-ref-l-art-moderne-1881-10-0[10]. Il dirige un atelier de peinture à Bruxelles et a notamment comme élèves les peintres Edouard Woutermaertens (1840) et Laurent De Beul (1861)cite-ref-gazette-11-0[11]. C'est un homme cultivé qui protège Charles de Groux, l'instigateur du mouvement réaliste en Belgiquecite-ref-dbe-rah-es-9-1[9].
Longtemps présent dans les expositions, il participe encore au Salon de Bruxelles de 1881cite-ref-12[12].
Famille
Son frère, Henri Robbe, cultive aussi la peinture, et figure aux Expositions universelles de Paris, en 1855 et en 1867, avec des Fruits et des Fleurscite-ref-vapereau18801550-1551-13-0[13]. Il obtient une médaille de vermeil à Bruges, en 1850, et une médaille de première classe à Ypres en 1855cite-ref-vapereau18801551-14-0[14].
Mort
Œuvres
On a de lui des paysages et des animaux :
• Paysage avec animaux, H. 1,12 - l. 1,64cite-ref-caullet1912132-15-0[15]
• Vache, chèvre et moutons, H. 0,752 - l. 1,02cite-ref-caullet1912132-15-1[15]
• Vaches en prairie, H. 0,31 - l. 0,37cite-ref-caullet1912132-15-2[15]
• Bergère gardant des vaches et un âne, H. 0,475 - l. 0,695cite-ref-caullet1912132-15-3[15]
• Vaches au pâturage, H. 1,22 - l. 1,97cite-ref-caullet1912132-15-4[15]
• Paysage avec animaux, H. 1,12 - l. 1,02cite-ref-caullet1912132-15-5[15]
• Animaux au pâturage, propriété du musée de Bruxellescite-ref-la-grande-encyclop-die-1900-16-0[16]
• Taureau effrayé par l'orage, propriété du musée de Bruxellescite-ref-la-grande-encyclop-die-1900-16-1[16]
• Bergeriecite-ref-vapereau18581478-5-3[5]
• Vue prise dans la bruyère au soleil couchantcite-ref-vapereau18581478-5-4[5]
• Établecite-ref-vapereau18581478-5-5[5].
Expositions
Il semble que l'exposition de Gand de 1835 reçoit son premier envoi de peinturescite-ref-caullet1912128-6-7[6]. Suivent les Salons de Courtrai de 1836 et 1837 ainsi que celui de Bruges, la même année, où un des tableaux du musée de Courtrai est médaillécite-ref-caullet1912128-6-8[6]. Une de ses œuvres exposées à Gand en 1833 est cotée 3 000 francs en 1839cite-ref-caullet1912128-6-9[6]. Au Salon de Bruxelles de 1839, il est récompensé par une médaille de vermeil pour sa toile Animaux au pâturagecite-ref-recompenses-1839-17-0[17].
On voit de lui, à l'Exposition universelle de Paris, en 1855, la Campine, paysage avec bestiauxcite-ref-vapereau18581478-5-6[5], au Salon de 1859, Vaches au pâturage, Moutons au repos, et à l'Exposition universelle de 1878 : Pâtures dans la Flandre, Chiens, Coqs après la luttecite-ref-vapereau18801550-18-0[18].
Récompenses
Il obtient une médaille d'or à Bruges en 1837, une médaille de 3e classe à Paris en 1844, et une de deuxième classe en 1855cite-ref-vapereau18581478-5-7[5]. Il est nommé chevalier de la Légion d'honneur en 1845cite-ref-vapereau18801550-18-1[18]. Il est décoré de l'ordre de Charles III d'Espagne, etccite-ref-vapereau18581478-5-8[5].
• Chevalier de l'ordre de Léopold (6 février 1843)cite-ref-19[19].
• Officier de l'ordre de Léopold (16 novembre 1863)cite-ref-20[20].
• Commandeur de l'ordre de Léopold (4 mai 1881)cite-ref-moniteur1881-21-0[21].
Style et critiques
Selon Norbert Hostyn, « son style, proche au départ de celui de Verboeckhoven, devint vers 1860 plus réaliste ; ses coloris s'éclaircirent »cite-ref-22[22].
Camille Lemonnier écrit qu'« il perpétue la tradition savante de Verboeckhoven, avec un sentiment plus vif des rudesses agrestes et des énergies animales »cite-ref-lemonnier1881135-136-23-0[23]. « Ses toiles du Musée de Bruxelles révèlent un talent correct, une aptitude à peindre, de l'observation, et exceptionnellement, comme dans le Taureau attaqué par les chiens, une fougue réfléchie qui fait penser à Brascassat ; mais on ne sent pas, comme chez Joseph Stevens et Troyon, qu'il ne pourrait faire autre chose que peindre des bêtes. »cite-ref-lemonnier1881136-24-0[24] « C'est la peinture d'un homme d'esprit et qui en a assez pour n'en point trop mettre dans ses tableaux »cite-ref-lemonnier1881136-24-1[24].
Notes et références
cite-note-l-art-moderne-1887-11. L'Art moderne 1887.
cite-note-b-n-zit-22. 2011(en) « Robbe, Louis Marie Dominique Romain », sur oxfordartonline.com, 31 octobre 2011 (consulté le 5 octobre 2022).
cite-note-caullet1912127-33. ↑ Caullet 1912, p. 127.
cite-note-caullet1912127-128-44. ↑ Caullet 1912, p. 127-128.
cite-note-vapereau18581478-55. Vapereau 1858, p. 1478.
cite-note-caullet1912128-66. Caullet 1912, p. 128.
cite-note-lemonnier1881135-77. ↑ Lemonnier 1881, p. 135.
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cite-note-dbe-rah-es-99. (es) « Louis Marie Robbe », sur dbe.rah.es (consulté le 5 octobre 2022).
cite-note-l-art-moderne-1881-1010. ↑ L'Art moderne 1881.
cite-note-gazette-1111. ↑ galichon1870mile-galichon1870Émile Galichon, « Annuaire des artistes ayant pris part aux expositions françaises », Gazette des beaux-arts, vol. 11, 1870, p. 9 (lire en ligne, consulté le 15 octobre 2024).
cite-note-1212. ↑ r-daction1881Rédaction, « Le Salon triennal de Bruxelles (1881) », Journal de Bruxelles, no 204, 11 septembre 1881, p. 1-2 (lire en ligne, consulté le 16 juin 2024).
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cite-note-caullet1912132-1515. Caullet 1912, p. 132.
cite-note-la-grande-encyclop-die-1900-1616. La grande encyclopédie 1900.
cite-note-recompenses-1839-1717. ↑ moniteur1839Moniteur, « Récompenses », Journal de la Belgique, no 342, 8 décembre 1839, p. 1-2 (lire en ligne, consulté le 22 mai 2024).
cite-note-vapereau18801550-1818. Vapereau 1880, p. 1550.
cite-note-1919. ↑ luthereau1854j-g-a-luthereau1854J.G.A. Luthereau, Revue de l'exposition des beaux-arts, Bruxelles, Imprimerie photographique, 1854, 88 p. (lire en ligne), p. 16.
cite-note-2020. ↑ r-daction1863Rédaction, « Exposition nationale des beaux-arts », Écho du Parlement, no 524, 30 novembre 1863, p. 1 (lire en ligne, consulté le 2 juin 2024).
cite-note-moniteur1881-2121. ↑ moniteur1881Moniteur, « Nominations », Moniteur belge, no 135, 18 mai 1881, p. 1 (lire en ligne, consulté le 13 juin 2024).
cite-note-2222. ↑ hostynnorbert-hostynNorbert Hostyn, « Robbe, Louis », sur kikirpa.be (consulté le 5 octobre 2022)
cite-note-lemonnier1881135-136-2323. ↑ Lemonnier 1881, p. 135-136.
cite-note-lemonnier1881136-2424. Lemonnier 1881, p. 136.
Annexes
Bibliographie
: document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.
• 1849« Robbe (Louis-Marie-Dominique-Romain) », dans Biographie générale des belges morts ou vivants, 1849 (lire en ligne), p. 236-237.
• vapereau1858gustave-vapereau1858[Vapereau 1858] Gustave Vapereau, « Robbe (Louis-Marie-Dominique-Romain) », dans Dictionnaire universel des contemporains, Librairie Hachette, 1858, 1re éd. (lire en ligne), p. 1478.
• vapereau1880gustave-vapereau1880[Vapereau 1880] Gustave Vapereau, « Robbe (Louis-Marie-Dominique-Romain) », dans Dictionnaire universel des contemporains, Librairie Hachette, 1880, 5e éd. (lire en ligne), p. 1550-1551.
• lemonnier1881camille-lemonnier1881[Lemonnier 1881] Camille Lemonnier, « Chapitre X », dans Cinquante Ans de liberté, vol. 3, Weissenbruch, 1881 (lire en ligne), p. 135-136.
• l-art-moderne-1881[L'Art moderne 1881] « Le Salon de Bruxelles », L'Art moderne, 16 octobre 1881, p. 258 (lire en ligne).
• l-art-moderne-1887[L'Art moderne 1887] « Louis Robbe », L'Art moderne, 8 mai 1887 (lire en ligne).
• la-grande-encyclop-die-1900[La grande encyclopédie 1900] « Robbe (Louis) », dans La grande encyclopédie, vol. 28, 1900 (lire en ligne), p. 734.
• aug-1904claude-aug-1904Claude Augé, « Robbe (Louis-Marie-Dominique-Romain) », dans Nouveau Larousse illustré, vol. 7, Librairie Larousse, 1904 (lire en ligne), p. 336.
• caullet1912g-caullet1912[Caullet 1912] G. Caullet, « Robbe, Louis », dans Musée de peinture et de sculpture de la ville de Courtrai - Catalogue, 1912 (lire en ligne), p. 127-132.
• ritzenthaler1989c-cile-ritzenthaler1989Cécile Ritzenthaler, « Louis (Marie Dominique Romain) Robbe 1806-1887 », dans Les animaliers, Editions Van Wilder, 1989, 290 p. (ISBN 9782852990104, présentation en ligne), p. 200.
Liens externes
• Ressources relatives aux beaux-arts : Art UK Artists of the World Online Bénézit British Museum Dictionnaire des peintres belges MutualArt RKDartists Union List of Artist Names
• Notices dans des dictionnaires ou encyclopédies généralistes : Deutsche Biographie Diccionario Biográfico Español
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